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Tu as vu ? C’est la nuit.
Et avec quelques mots on peut faire des étoiles filantes.

Tu m’as quitté le jour de la fin du monde.

Par un étrange pressentiment, tu savais que c’était le moment.

A peine avais-tu fini d’en finir avec nous et plus rien n’existait, silence de mort.

– fin des temps –

Tu parlais avec un détachement feint, les tremblements dans ta voix te trahissant pour la première fois.

Je m’attardais sur ta bouche qui articulait les mots, comme au ralenti.

Je regardais ton regard me fuir, lui aussi.

Je me rappelle aussi de ta main qui ramenait sans cesse tes cheveux balayés par cette petite brise de printemps.

Voilà que ce jour-là, le vent emportait notre histoire.

J’ai oublié ton préambule, par manque d’attention, sans doute.

En vérité je me souviens juste d’une petite phrase, qui faisait verdict et sentence :

- « Je ne t’ai jamais aimé. »

Difficile de dire ce que ça m’a fait.

C’est plutôt banal comme phrase de rupture.

Il y a eu ce long blanc.

Je cherchais des armes.

Je cherchais les mots qui iraient se ficher droit dans ton cœur pour empêcher ça, empêcher ça.

Mais je savais que je ne pouvais rien empêcher. Je ne pouvais rien contre lui.

Mais je pouvais peut-être te blesser en retour.

Alors j’ai réussi à sourire pour me défendre.

Je t’ai lancé ça, aussi :

- « Ça n’a aucune importance. »

J’étais content. Je savais que je t’avais touché.

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